En navigant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de Cookies permettant de suivre votre navigation afin d'actualiser votre panier, vous reconnaitre lors de votre prochaine visite et sécuriser votre connexion.

PISTOLETS À SILEX DE MARINE CAMPAGNE DE CORSE Gabriel-Honoré RIQUETI, Comte de Pierre-Buffière, dit MIRABEAU

SKU:315325-82
Derniers articles en stock
13 500,00 €
Net
Classification
Quantité
ajouter pour comparer

Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau et la campagne de la Corse de Pasquale Paoli (1768-1769).

Paire de longs pistolets de marine à silex. Platines ciselées à corps plats signées Fitz Patrick arquebusier référencé à Dublin à partir de 1737, chiens à corps plats en col de cygne. Canons à pans puis ronds marqués sur la bande supérieur « à Pierre Bufière ». Crosses en noyer sculpté à calottes en têtes de chiens de mer trace d'ancienne réparation d'usage sur une. Toutes garnitures fer, contre-platines en fer découpé à décors d'un médaillon central. Petit jour à un bassinet, nettoyage. Bon fonctionnement des mécanismes, un léger fêle sur un ressort de chien renforcé par une pièce de laiton. Longueurs totales : 36 cm.

Contexte historique :

Pierre Buffière fut le nom d'usage de Mirabeau durant la campagne de corse en 1769, d'abord présent à bord du navire Golu avant d'être en garnison à Vescovato. Il fut promu capitaine des Dragons de Provence en 1771 avant d'arrêter l'armée, il devint écrivains avant de participer activement au Club de 1789.

Son exceptionnelle éloquence, son intelligence politique et son énergie lui valent d’être propulsé au premier rang de l’Assemblée dès ses débuts. Au cours de la séance du 23 juin 1789, lorsque Monsieur de Dreux-Brézé, émissaire du Roi, ordonne la dissolution de l’Assemblée, la légende prête à Mirabeau la réplique suivante : « Allez dire au Roi que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes. » célèbre phrase prononcée pendant les États-généraux, lors de la séance royale du 23 juin 1789.

Mirabeau participe à la rédaction de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Avec Condorcet, La Fayette et l'Abbé Sieyès, il fait partie de la Société des amis des Noirs qui défend l'abolition de la traite des Noirs et la fin progressive de l'esclavage. Voulant réconcilier le roi et l'Assemblée nationale, il se montre favorable à une monarchie constitutionnelle forte pour laquelle il défend sans succès le véto absolu, tout en continuant à défendre le peuple. Il contribue à la nationalisation des biens du clergé.

Mirabeau meurt brusquement, usé par le travail et les excès, le 2 avril 1791 à l'âge de 42 ans. Sa mort est perçue comme un deuil national et son corps est amené en grande pompe au Panthéon. En 1792, on découvre par sa correspondance qu'il s'était rallié secrètement au roi Louis XVI qu'il informait et conseillait en échange d'argent pour payer ses dettes. Il est accusé de trahison et sorti du Panthéon en 1794.

Lettre de Pierre Bufière adressée à son ami le baron de Vioménil et datée du 26 juin 1769 . Sera publié dans le bimensuel bastiais les colonnes de l'aigle corse en 1865.

« Oui, la Corse, et ce sera toujours là mon opinion, est au nombre de ces contrées qu'on ne peut parcourir avec indifférence ni étudier sans intérêt (...) Tout ici rappelle ces longues luttes extérieures, ces violents déchirements au-dedans, le caractère fortement empreint d'une teinte de stoïcisme antique, et cet esprit de famille, qui se confond avec le dévouement au pays, si bien qu'en défendant le sol envahi, le Corse croit défendre en même temps son propre foyer, tandis que dans d'autres contrées les habitants demeurent indécis et irrésolus, dans l'espoir que le torrent de l'invasion n'arrivera pas jusqu'à eux, jusqu'au comptoir, à la boutique, à la ferme, au château, et que l'orage ira éclater ailleurs. Il n'en est pas de même ici. Le Corse grâce à une habile impulsion que Paoli lui avait imprimée et à une fusion plus générale, plus sincère ne sépare plus sa cause personnelle de celle du pays. Il se croirait considérablement amoindri, si la patrie était moins forte ou moins respectée.»

Le 30 novembre 1789, l'adresse rédigée par Napoléon est lue à la tribune de l’Assemblée Nationale, et, le même jour, Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau fait voter un décret rattachant la Corse au Royaume de France et autorisant Pascal Paoli et ses partisans à rentrer d'exil. A l'annonce de ce décret, Napoléon accroche au fronton de la Casa Bonaparte une banderole enthousiaste et sans ambiguïté : Evviva la Nazione ! Evviva Paoli ! Evviva Mirabeau !.

Vente à l'hôtel des ventes Blandan, Nancy 6 mai 1979 par Mes Edmond et François Bailly / Me Bertrand Lovenbruck.

315325-82
1 Produit

Références spécifiques

check Produit ajouté pour comparer.